C'est incroyable, ça1!
Sous prétexte qu'un grammairien a baptisé ce mode de conjugaison
"subjonctif", des tas2
d'autres se croient obligés de justifier son choix. Ils expliquent
que le subjonctif est utilisé pour exprimer une action qui dépend
d'une opinion, subjective par définition.
Mais: "Il faut que nous mourions un jour", c'est un fait objectif,
qu'on exprime pourtant avec le subjonctif. Qu'il nous faille mourir
un jour, c'est certain. Il est certain qu'il nous faut mourir un jour3.
En attendant que les linguistes sachent avec certitude quelles règles
gouvernent l'utilisation du subjonctif, la meilleure chose à
faire est de l'éviter chaque fois que c'est possible.
Il existe, en France, une association de défense de l'imparfait du subjonctif. Ses membres ne s'en rendent pas compte, mais ils militent en réalité pour la défense de la mémoire de l'imparfait du subjonctif. Il est mort, le pauvre. Mais il ne faut pas le leur dire, ça leur ferait de la peine.